Sniper Du Rire Aux Larmes

# Posté le lundi 19 mars 2007 15:42

L'HISTOIRE ET L'EVOLUTION DU RAP

L'HISTOIRE ET L'EVOLUTION DU RAP
Le hip-hop fait ses débuts aux Etats-Unis vers la fin des années 70. Cette musique est née dans les ghettos noirs américains à l'époque des Black Panthers.
En 1979, "Rapper's D
elight" de Sugarhill Gang devient le premier tube rap dans le monde et notamment en France où le mouvement hip-hop touche la jeunesse des cités.

Au début des années 80, le mouvement prend son envol avec de grands rassemblements "bloc party" où s'affrontent danseurs, grapheurs, DJ et MC. Des stars commencent à naître comme les Run DMC, Grandmaster Flash ou Afrika bambaataa. La "zulu nation" se forme et le mouvement arrive jusqu'en France. A cette époque, le style musical est très funky et électronique avec des basses très lourdes, on sample déjà les tubes de James Brown et les scratches deviennent très fréquents.

En France, c'est avec
l'apparition des radios libres que le rap commence à être radiodiffusé et en 84 des émissions télé voient le jour comme Hip-Hop sur TF1 présenté par Sidney.
C'est grâce à cet
te médiatisation que le mouvement hip-hop devient populaire en France, qui devient déjà la deuxième nation rap. A cette époque, le rap français n'existe pas encore et tous les jeunes se portent plutôt vers la danse et les compétitions se font très fréquentes.

Aux
Etats-Unis, le groupe Public Enemy redonne un second souffle au rap en 85-86 en délaissant le coté festif pour dénoncer les inégalités sociales et raciales.

A la fin des ann
ées 80, le rap français arrive avec les premiers freestyles de NTM, Assassin, Solaar en direct dans l'émission Deenastyle sur Radio Nova présentée par Dee Nasty.
Le rap frança
is commence à prendre de l'ampleur et des compil' comme Rappattitude permettent de révéler au grand public la 1ere génération de rappeurs français NTM, Assassin, Solaar, IAM, Ministère A.M.E.R.
La médiati
sation se poursuit avec Rapline sur M6 et la naissance de magazines comme l'Affiche et Get Busy.
Le style est toujours
américain qui domine largement dans tous les domaines du hip-hop.

Au début des années
90 c'est la véritable naissance du rap dans l'esprit plus revendicatif où les textes prennent une importance capitale. Le style musical évolue aussi et on assiste à la naissance des monstres sacrés comme le Wu-Tang Clan, Dr Dre, Snoop Dogg, NWA.
Les rappeus franç
ais commencent, eux, à sortir leurs premiers albums et Mc Solaar réussit à intégrer le rap dans le paysage musical français par son style calme et poétique avec le tube "bouge de là".
Les compilations se
multiplient, notamment les cool sessions de Jimmy Jay et on voit arriver de nouveaux groupes de plus en plus nombreux.

En 1995-96, le rap américai
n change définitivement avec des artistes comme 2Pac, Notorious BIG, Coolio, KRS One, LL Cool J puis les Fugees, Nas, Jay-Z et la création de labels très puissants comme Death Row ou Def Jam.
Le gangsta
rap fait son apparition et l'ambiance devient plutôt malsaine, on parle de flingues et d'embrouilles, on donne dans l'égotrip et la guerre entre West cost et East cost éclate.

En France, par contre, le ra
p positif, léger et funky envahit la musique française avec MC Solaar,IAM, Alliance Ethnik, Ménélik, Réciprok, Doc Gyneco. Quelques-uns remportent même des Victoires de la musique.

Mais le rap hardcore n
'est pas mort, loin de là, dans l'underground, NTM, Assassin ou le Ministère AMER témoignent de la dure réalité avec des textes très crus. D'ailleurs l'affaire NTM (prison+amende+6 mois d'interdiction d'exercer en France pour propos haineux envers la police) fait trembler l'opinion publique. C'est ce coté du rap français qui est apprécié des puristes.
Entre le rap cool et le ra
p hardcore, une multitude de groupes font leur premiers pas grâce à des compils de plus en plus nombreuses : les Sages Poètes de la rue, Fabe, la Cliqua, timide et sans complexe, TSN ainsi que Cut killer qui sort une multitude de mix-tapes.

En 1997-98 l
e mouvement hip-hop a bien évolué, le graph et la danse ont presque disparu, les compétitions aussi et les textes sont plus revendicatifs, construits et parlent de la vie quotidienne. On assiste à une véritable explosion de rap dans le monde.
En France,
des labels se fondent, des crews se forment, on assiste à la naissance rap bizness qui fait des ravages aux Etats-Unis.
Les artistes de
l'ancienne école reviennent avec un nouveau style comme IAM et NTM donnant au rap français sa propre identité. Fini le temps où on copiait les américains.
L
e rap français se divise alors en deux: le rap commercial qui passe partout et génère beaucoup d'argent et le rap underground qui sera même boycotté et qui ne rapporte presque rien mais où les MC aiguisent leur style qui plaît à la masse.
Cette séparati
on souvent involontaire est symbolisée par Stomy Bugsy qui est passé du rap le plus harcore au rap le plus commercial. Mais ce ne sont pas les artistes qui dérivent, non, ce sont les maisons de disques qui (attirées par le bon filon du rap) sortent les titres les plus commerciaux des albums et véhiculent une image fausse de l'artiste.
On assiste alo
rs malgré les ventes et la popularité à une sorte de crise du rap. Les américains se tirent dessus et se déchirent au détriment de la qualité et de l'innovation tandis qu'en France le rap est kidnappé par les maisons de disque qui exploitent certains rappeurs pris dans l'engrenage du succès et de l'argent. C'est alors que les labels indépendants se forment et des groupes s'unissent contre cette médiatisation et ces maisons de disque qui tuent le rap.

En même tem
ps de très bons albums sortent comme le 4ème de NTM qui fait l'effet d'une bombe, comme les albums d'Arsenik, Ideal J, Busta Flex, Zoxea ... . Des compils comme "Sad hill" et "ma cité va crack-er" relancent le vrai rap et réunissent des rappeurs célèbres et des inconnus de toute la France. Les concerts dans de grandes salles se multiplient démontrant le talent des rappeurs pour la scène.
Le rap est maintena
nt ancré dans le paysage musical français et a forcé la porte de tous les foyers envers en contre tous, et des débuts de réticences se font sentir dans les hautes sphères. On assiste donc au boycott drastique du rap et à la censure, les concerts sont de plus en plus interdits et les rappeurs ont une mauvaise image. La mode est en train de passer et le rap peut se libérer.

En 1
999, la nouvelle école lâche ses premières bombes épaulée par les anciens et par Skyrock (qui devient presque indispensable pour lancer un album).
On assiste au succ
ès de Pit Baccardi, Freeman, La Brigade, 3ème ½il, Bisso na Bisso, Saïan Supa Crew et bien sùr du 113 et de leur crew la Mafia k-1 fry. Le 113 réussit un exploit en étant littéralement adulé par les adeptes du rap et en même temps en remportant 2 Victoires de la musique.
Le rap renaît ici et outre atlantique où la guerre coast to coast (ayant entraîné la mort de 2Pac et de BIG) est terminée, l'avancée se poursuit vers le nouveau millénaire qui promet d'être riche en albums de qualité. Terminé le temps où on enregistrait dans des caves sur des vinyles de James Brown ; aujourd'hui, on enregistre en studio avec des productions musicales d'aussi bonne qualité que les textes. Certains anciens du rap ont même leurs propres studios et produisent des instrus déchirantes pour les autres comme Dr Dre, RZA, Akhenaton... . La communauté rap contrôle entièrement la sortie des disques du concept à la distribution. Le rap est le style musical le plus libre et indépendant.

E
n 2000, il devient facile de faire du bon rap, les portes sont ouvertes, les anciens ont créé des labels pour produire les nouveaux et le rap est la musique la plus appréciée chez tous les jeunes. Le rap commercial disparaît et les rappeurs sont de plus en plus indépendants. Le rap est populaire dans le monde entier et d'autres pays s'y mettent comme l'Angleterre, le Canada, l'Allemagne, la Belgique, le Suisse et les pays d'Afrique (notamment l'Algérie et le Sénégal).
Le nombre de rappeurs augmente d'autant plus que chaque membre de groupe sort en solo et se met de plus en plus à la production.
Etant donnée l'ampleur du phénomène, il devient impossible de citer les bons albums et tous les groupes mais une chose est sure : les productions sont d'une qualité exceptionnelle et la progression continue, chaque album est mieux que le précédent.

En 2002, la carte du rap français et américain est établie, il n'y a plus de nouveaux crews, les artistes du moment sont dans l'underground depuis longtemps et les quelques nouveaux sons intègrent les grands crews. Par contre, c'est au niveau du son que le rap évolue, les instrus deviennent plus électroniques et s'accélèrent. Les textes deviennent plus incisifs et portent moins de messages. La violence est plus présente et il semblerait que le rap français se dirige vers le gansta rap comme les américains il y a 10 ans tandis que ces derniers entrent dans une phase plutôt "star system" où les rappeurs génèrent des millions et prennent en peu la grosse tête et sombrent dans le décadence à l'image de nombreux clips.

Alors que le rap français paraît bien lancé, on commence à entendre parler de guerre et d'histoires de fric.
Skyrock qui était la seule radio à oser passer du rap à l'époque et qui a énormément aidé certains artistes commence à dériver en favorisant les artistes qui vendent. Heureusement elle se rattrape la nuit en laissant libre antenne aux artistes.
# Posté le lundi 19 mars 2007 15:31
Modifié le lundi 19 mars 2007 23:51

Sinik et Sniper - freestyle - planete rap - skyrock

Biographie Sinik :

Né le 26 Juin
1980, SINIK est celui que beaucoup considère comme le EMINEM Français. D'étranges similitudes le rapproche du rappeur américain : un passé agité, une forte personnalité et beaucoup de charisme, et par-dessus tout cette rage et cette souffrance dans ses paroles qui trahissent une enfance douloureuse.

Ce
n'est pas un coup de Marketing mais la rue qui tire l'enfant des Ulis vers le haut. 1.m 90, les yeux verts mais le regard froid, SINIK est malgré un physique impressionnant plein d'humilité et attentif. Mais une fois devant le micro, l'émotion prend le contrôle et l'atmosphère s'enflamme dans un silence de mort qui accompagne ces rimes. Impossible de décrocher lorsque SINIK exprime avec une étrange pertinence et avec fidélité ce que l'on pense très fort ou tout bas, ce que l'on vit, ce que l'on fait officiellement ou ¨en cachette¨, ce qui nous fait souffrir, ce qui nous fait rire, ce qui nous fait peur... Il traduit avec une approche unique et bien à lui notre environnement, les dits et les non dits, le mal être de ma génération qui se cherche et qui peine à trouver sa place.

Touj
ours bien entouré mais toujours seul dans le fond, il n'a jamais pu s'intégrer dans un groupe parce qu'il est fait pour avancer en solo. Comme il dit ironiquement, « j'ai appris à faire rimer la solitude et la solidité » Il a beaucoup tourné avec DIAMS avec qui il partage plus que des relations professionnels. C'est en tant que frère et s½ur qu'ils ont fait un bout de chemin ensemble. Malgré des directions différentes, ils restent très proches et DIAMS surveille avec un ½il attentif sa carrière et a participé activement à la sortie de son album.

Après deux m
axis bien accueillis par la rue et remerciés par des niveaux de ventes Flatteurs, SINIK s'est investit dans la sortie d'un Album apparemment très personnel dans les paroles et entourés de très bons compositeurs. La maturité des propos et l'émotion sont au rendez vous. ZOXEA le King de Boulogne en personne a pris en main toute la partie réalisation artistique. C'est la cerise sur le gâteau lorsque l'on connaît le talent et l'oreille du membre des SAGES POETES DE LA RUE.

L'
album est sortit en Mars 2004 et a été un succes... Je lui souhaite de connaître une carrière comme celle d' EMINEM à l'échelle française parce que l'on a besoin de gens qui nous représente dignement auprès de ceux qui méprisent ou sous estiment la culture et les convictions de la jeunesse en France et ailleurs par ce qu'elle est différente de la leurs. Nos grands parents ont eu Mai 1968 par leurs enfants, faisons de Mars 2004 un point marquant de la reconnaissance de notre culture par nos aînés.

Biogra
phie Sniper :

S
niper est un groupe de hip-hop français composé de quatres mecs : El Tunisiano, Aketo, Black Renega et DJ Boudj.

El Tuni
siano, originaire de Deuil-la-Barre et membre fondateur du groupe Sniper, intègre à 16 ans, M Group qu'il quitte en 1997 pour rejoindre le collectif Comite de Deuil, dans lequel il rencontre Black Renega, avec ce dernier il fonde Personnalité Suspecte.

C'es
t au Hip-Hop Folies de La Rochelle en 1997 que le groupe s'agrandit avec l'arrivée d'Aketo. Cette scène met fin au groupe Personnalité Suspecte et donne naissance à Sniper.
Aketo est auss
i originaire de Deuil-la-Barre et intègre à l'âge de 13 ans le Comite de Deuil. M Group lui offre sa 1ère apparition discographique sur le mini album Tu disais quoi?.
Black Rene
ga est né à Montfermeil et possède un passé déjà chargé dans le milieu du rap; KDM, Kaotik, Comite, Personnalité Suspecte, où il développe ses facilités pour le ragga hip-hop.
En
fin DJ Boudj est originaire de St Denis, commence à mixer dès 1992, notamment pour les soirées Mastergroove.

En
2001, ils sortent leur 1er album Du rire aux larmes.
Deux ans plu
s tard, Graver dans la roche sort dans les bac en novembre 2003. Le groupe issu de Deuil-la-Barre confirme avec ce 2ème album sa qualité d'écriture et du même coup relève la barre (parfois glissante) du rap hexagonal. 35 Heures, Jeteur de Pierres ou encore Visions Chaotiques transportent l'auditeur dans cet univers où il ne fait pas toujours bon vivre, mais sans jamais faire preuve de misérabilisme.

Parfois comparé à la Fonky Family, Sniper trace pourtant sa propre route et semble être sûr de sa destination... Du rap sans concession mais pas racoleur pour autant. Un vrai plaisir!

Moi, c'es
t Blacko, la petite touche ragga du groupe. J'ai commencé à rapper, il y a super longtemps, j'avais douze piges. J'ai fait pas mal de groupes et puis il y a eu la rencontre avec ces messieurs.

Aketo

Aketo, je
suis un des trois rappeurs du groupe. Avant Sniper, j'ai eu un peu le même parcours que Blacko. J'ai fait différents groupes, différentes formations.

El Tunisi
ano

Moi, c'est
Tunisiano, rappeur du groupe. Avant, j'étais dans M Group, ça a été commercialisé avec un LP qui est sorti et qui s'appelait "Tu Disais Quoi". Après M Group, il y a eu Sniper.

D
J Boudj

Boudj,
originaire de Saint-Denis. Je connaissais Aketo depuis longtemps, on est des amis d'enfance. Aketo connaissait Tunisiano et Blacko, ça nous a tous rapprochés et on travaille ensemble depuis 98.
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# Posté le lundi 19 mars 2007 15:27

biographie fonky family

Fondée en 1994 à Marseille, la Fonky Family est compoe de Pone, Le Rat Luciano, Djel, Blaze, Menzo, Don Choa, Sat et Fafa. En 95, ils sont présents sur le titre Les Bad boys de Marseille, sur le premier album solo d'Akhénaton. En 98, c'est la consécration, lorsqu'ils sont choisis pour réaliser la BO de Taxi. Si Dieu veut, le premier album, est rapidement disque d'or. La Fonky sort son deuxième opus au printemps 99. Le disque Art 2 Rue sort en 2001. En 2003, paraît l'album Live au Dôme de Marseille. La FF revient dans les bacs trois ans plus tard avec le disque Marginale Music.
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# Posté le lundi 19 mars 2007 15:20

Biographie de Lord Kossity

Biographie de Lord Kossity
Lord Kossity a passé son enfance en banlieue parisienne avant de partir aux Antilles avec sa famille, il a alors 11 ans. Il grandit dans la chaleur de la Martinique et débute avec son cousin Dr G-Kill au début des années 90 dans le groupe CONTRAST dans lequel il rappe. Il va progressivement venir au ragga et fréquenter assidûment l'école des sounds systems avant de monter l'Acetone Sound System. Il va trouver son pseudo grâce à un court-métrage africain dans lequel il joue un personnage nommé Kossi, d'où Lord Kossit(hierr)y. Aux Antilles il travaille, entre autre pour les médias locaux et va en 1993 réaliser un disque qui sera un succès. Il quitte les Antilles et revient à Paris où il continue de fréquenter les sounds systems. Comme il le dit : « Je n'arrive pas comme un imposteur dans ce milieu », on le voit au Stand Tall Sound System, ou chez Ragga Dub. Il sort un « One Man Show » en 1996 qui passe inaperçu. A force de traîner dans les soirées, il fait des rencontres et va intégrer le collectif hip hop Boogotop. Puis, en 1997, on lui présente Joey Starr qui va lui donner le meilleur tremplin vers la gloire : sa benz !
Morceau énorme
du hip hop français, aux côtés des pointures incontestables du hip hop français, « Ma Benz » sort en 1998 sur l'album « NTM ». Lord Ko est servi, il explose au grand jour ! Ce featuring lui assure un avenir prometteur...dans le hip hop ! Mais Lord Ko c'est d'abord le dancehall et il le revendique même s'il apprécie les instrus hip hop. Il sort son premier album en France en 1998 «Versastyle ». On retrouve, invités sur cet album, Daddy Mory et Joey Starr. Mais il ne se vendra qu'à quelques 20 000 exemplaires. Lord Kossity continue de travailler avec BOSS et IV My People (IV My People) et participe à de bons morceaux qui restent bien ancrés dans le hip hop. Il part en tournée avec IV My People et fait de nombreuses apparitions dans le milieu. En 2000, il s'impose seul avec son single ravageur « Morenas » tiré de l'album « Everlord » produit par Clive Hunt entre autre, enregistré entre la France et la Jamaïque. Là-bas, Lord Kossity va rencontrer ses idoles et croiser, devant la porte de Tuff Gong ou lors de séances de dubplates, des artistes comme Vegas, Sean Paul, Goofy, Red Rat, le Scare Dem Crew, Norris Man, Innocent Crew...Bref, c'est aux côtés des meilleurs du genre qu'il va chercher les vibes et il gagne en crédibilité dancehall et on commence à moins l'associer systématiquement au rap. Quand on voit sa discographie on voit qu'il est présent régulièrement sur des compils de rap français ou de musiques des Antilles. En 2001, il sort un nouveau hit en combinaison avec Jacky Brown des Neg'Marrons « Gladiator », on trouve ce titre sur la compilation d'Hostile Records « Première Classe 2 ». Seul petit hic, Lord Ko n'a pas (comme il le chante) choisi un adversaire à sa portée...sans vouloir faire le fouille-merde, je me souviens d'un vrai clash Live dans les locaux de Skyrock à l'émission « Couvre-feu » de Jacky où The Lord a eu du mal à se montrer et a surtout eu du mal à se défendre ce soir là ?! Contre-performance ! En 2001, il signe son troisième album « The Real Don » orienté plus largement vers la musique antillaise. Il va cartonner avec le single « Pum Pum »...et ouais, c'est un romantique le Lord Ko, entre Pum Pum et Morenas on a bien compris qu'il kiffait les meufs ! Le pire c'est que pour son dernier album « Koss City », le hit qui l'accompagne c'est « Na na na » qui reste dans la même...thématique ! Dancehall oblige, les thèmes sont limités mais il le fait bien, il a surtout cette putain de voix de rude boy ! Pour ce qui est des textes, il se spécialise en égo-ero-trip mais le groove est là, l'influence des dubplates jamaïcains est toujours sous-jacente. Il insiste pour appartenir à ces circuits de diffusion underground. Il a pu, en Jamaïque, sortir un titre sur le label de Red Rose : « How yu fi sey dat » enregistré à Tuff Gong ainsi que le titre « Ghetto Youth Rise » avec Red Rose et Anthony Malvo. De plus, dans la tradition jamaïcaine, trois de ces albums sont sortis
En
vinyl auxquels s'ajoutent deux maxis. Lord Ko fut l'un des premiers à utiliser le concept de mixtape dans le dancehall en France. Son album « Koss City » sort en 2002, on y trouve des featurings de Matt (Murda Dem), Doc Gyneco (Gunshot). Lord Kossity revient finalement au hip hop de ses débuts pour nous donner un album rap efficace, accompagné du flow qu'on lui connaît, il participe aux expériences du BOSS avec le titre « Tout c'que t'as » dans lequel il reprend les lyrics du vieux clash. Un clip magnifique (comédienne hors-pair !) a été tourné pour ce titre et ils auraient eu tort de se priver....OK il parle beaucoup de meufs mais il s'y connaît en meufs ! En 2003, il sort l'album « El Indio » que j'apprécie plus que les autres. Il reprend les meilleurs riddims dancehall du moment, malheureusement, cet album n'est pour l'instant sorti qu'aux Antilles (je ne comprends pas bien pourquoi ?!). Il a déjà fait beaucoup mais jusqu'où ira Lord Kossity ?
# Posté le dimanche 18 mars 2007 12:46
Modifié le lundi 19 mars 2007 07:41